J'aime cette fenêtre ou nous regardions le temps passé,
tout allait si vite là-dehors, ici le temps c'était arrêté,
nous vivions au ralentis avec les souvenirs et les larmes,
là-dehors ils nous oubliaient, ils ne nous voyaient plus,
ici, les objets même ne changeaient plus de place,
tout restait immobile, même l'horloge chuchotait son tic-tac,
nous ne faisions que survivre,
pour ne pas oublier, nous nous taisions,
nous ne pouvions pas prononcer ton nom,
nous ne pouvions pas regarder ton image encadré,
seuls les souvenirs nous unissaient,
ces souvenirs de ta présence et de ton parfum,
nous les évitions et les chassions pour ne plus souffir !!!
aujourd'hui encore ton nom me laisse la plus grande des détresse,
lui, il est parti avec ton souvenir en lui qui ne l'a jamais quitté un instant,
moi aujourd'hui encore, je fuis ton nom et ton souvenir,
inconsciement encore je recherche parfois ce que j'ai chassé si longtemps,
mais rien ou si peu, reviens à la surface mais avec tant de souffrance,
nous avons vécus sans toi mais dans l'image de ton souvenir !!!